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LES HEROS DU FOOT & LES ZEROS DU FOOTNew book out April 22, 2016

HERZGLUT – Lively books for lovely people. Bücher zum Leben.

Jerzovskaja

LES HÉROS DU FOOT & LES ZÉROS DU FOOT
L’histoire du foot français réunis dans un album

FUSSBALLHELDEN & FUSSBALLNULLEN
Die Geschichte des französischen Fussballs in 100 Sammelbildern

FOOTBALL HEROES & FOOTBALL ZEROES
The History of French Football in 100 Illustrated Stickers

Prix, Preis, Price: CHF 20.–
Buch inkl. Versand | includes hard copy and shipping

Broschur, 44 Seiten feinster Vierfarb-Offsetdruck
Soft cover book, 44 pages printed in finest colour

Publié par, Herausgeber, editor: Jerzovskaja
Autor & Illustrator, author & illustrator: Jerzovskaja

Format, size: 170 x 240 x 6 mm
Gewicht, Weight: 150g

Sprache, language, langue: English, Deutsch, Français

ISBN 13: 978-3-03834-011-9
Erscheinungsdatum, publication date: April 22, 2016

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Titelbild | Book cover

LES HEROS DU FOOT & LES ZEROS DU FOOT - FOOTBALL HEROES & FOOTBALL ZEROES - FUSSBALLHELDEN & FUSSBALLNULLEN

 

 

Jerzovskaja

Ma vie avec les Bleus

Lorsque j’étais enfant, nous possédions un minuscule téléviseur en noir et blanc, muni d’une antenne, que nous remontions de la cave à trois occasions: le Championnat d’Europe de football, le Mondial et le Tour de France. Sur l’écran défilaient les images vacillantes des trois chaînes publiques suisses de l’époque (une chaîne en français, une en allemand et une en italien). Pour une raison inconnue, c’était le signal de la Télévision Suisse Romande que nous captions le mieux. Nous regardions donc les retransmissions sportives dans la langue de Molière, sans en comprendre un traître mot. Et pour obtenir une image quasiment impeccable, il fallait que l’un de mes frères (ou moi-même) tienne l’antenne.

Lors du Mondial de 1982, mes héros s’appelaient Maradona, Zico, Sócrates, Zbigniew Boniek et Dino Zoff. Mais il y avait aussi ce petit génie français du ballon rond, excellent joueur et buteur: Michel Platini. À l’époque, «Platoche» et les Français étaient surnommés les Brésiliens de l’Europe. Je me souviens bien de la demi-finale qui les opposa à la RFA: je pestais contre les Allemands après leur victoire. Il faut dire que la France avait scellé son destin pendant les prolongations. À la maison, nous avions malheureusement manqué les premiers tirs au but de l’histoire de la Coupe du monde, car l’image était brouillée. Nous bougions l’antenne dans tous les sens, mais rien n’y fit.

En 1984, Platini et son irrésistible équipe tricolore remportaient le Championnat d’Europe. Hypnotisé, je suivais le fameux «carré magique» des milieux français qui avait écrasé la Belgique 5 à 0 en quart de finale.

En 1986, Platini et les «Fab Four» éliminaient la Seleção de Sócrates de la Coupe du monde. Ce match est certainement le meilleur que j’ai jamais vu. Cette fois, les «Bleus» arrachèrent la victoire aux tirs au but. Je ne sais pas pourquoi les Français doivent toujours en découdre avec les tirs au but. Peut-être ont-ils besoin de sensations fortes? Après la bataille éreintante qu’ils avaient livrée contre le Brésil, ils échouaient une nouvelle fois en demi-finale contre l’Allemagne. Je me consolais en voyant Maradona, mon idole, remporter la Coupe.

En 1998, mon diplôme de l’École des arts en poche, je me lançais à l’assaut des bars diffusant les matchs de la Coupe du monde avec mon éventaire pour y vendre mon premier album consacré aux héros du foot. Zidane s’imposait alors comme LE joueur du tournoi. Je mouillais le maillot cet été-là, mais ne parvenais qu’à écouler quelques exemplaires.

En 2000, la France remportait le Championnat d’Europe, conjointement organisé par la Belgique et les Pays-Bas, au terme d’une finale l’opposant aux Italiens de Dino Zoff. À ce moment-là, j’étais devenu un véritable fan de Zidane. Mais pourquoi devait-il quitter la Juventus pour rejoindre le Real?

En 2006, je publiais mon deuxième ouvrage consacré aux héros du foot, un volume illustré grand format dans lequel j’investissais toutes mes économies. Le livre, qui regroupait les dessins de 50 illustrateurs, eu un succès retentissant dans le monde entier et, de l’Angleterre à l’Australie en passant par le Brésil, fit l’objet d’une centaine d’articles de presse.

C’est ainsi que la vignette de foot illustrée devint une nouvelle discipline artistique. Nous distribuâmes 18 cartes postales gratuites de joueurs différents dans les bars de la Coupe du monde. Sur les 100 000 cartes que nous avons offertes, certaines ont été par la suite vendues sur ebay à un prix relativement élevé.

Zidane le magicien remporta la demi-finale contre le Brésil pratiquement à lui seul. Choqué par son coup de boule incompréhensible durant la finale, je lui gardais rancune pendant plusieurs jours.

Depuis, ma passion pour le football français s’est quelque peu atténuée. J’ai beaucoup aimé le jeu de Florent Malouda, Thierry Henry et – parfois – Franck Ribéry. Mais après le départ de Zidane de l’équipe nationale, la France n’était plus que l’ombre d’elle-même.

Aujourd’hui, Paul Pogba et le Championnat d’Europe en France suscitent de nouveau mon intérêt. À l’instar de Platini, d’Éric Cantona ou de Raymond Kopa, de nombreux héros du foot sont des descendants d’immigrés. Leur détermination à sortir de la pauvreté constitue bien souvent un facteur décisif pour transformer leur talent naturel en succès footballistiques.

En 2007, je présentais pour la première fois les héros du foot à la maison Folie Wazemmes. L’expérience fut très enrichissante pour les deux parties. Aujourd’hui, Julien Carrel, le directeur du festival de L’Entorse, me propose de montrer ma version française des héros du foot à l’occasion de l’Euro 2016. Il peut sembler étrange, à première vue, qu’un Suisse fasse le portrait de joueurs français. L’art, la culture, les bandes dessinées et les films français m’ont profondément influencé. Au secondaire, mon enseignant préféré fut pendant longtemps mon professeur de français. Des années durant, je sillonnais l’Hexagone de long en large sur les traces du Tour de France.

Aujourd’hui, après plusieurs mois de travail, je suis heureux de présenter 15 bannières et 100 portraits illustrant l’histoire du football français. Chaque pièce de l’exposition, imprimée sur papier baryté, est une œuvre unique.

Les Français ont remporté les deux derniers tournois organisés dans leur pays. En 2014, ils avaient disputé une belle Coupe du monde. Les «Bleus» sont de retour. J’ai hâte de voir ce qu’ils nous réservent cette année.

Allez les Bleus!
Jerzovskaja, Zurich, en avril 2016

 

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Jerzovskaja

My life with the Blues

When I was a child we had this tiny black and white TV that only came out of the cellar for the World Cup, the European Championships and the Tour de France. To get one of the three Channels (Swiss 1 German, Swiss 2 French, Swiss 3 Italian) to work without interference, I or one of my brothers needed to stand throughout holding the TV aerial in place. For reasons unknown, Swiss 2 had the strongest signal and so we watched everything in French even though we didn‘t understand a word.

At the 1982 World Cup I worshipped Maradona, Zico, Sócrates, Zbigniew Boniek and Dino Zoff. But there was also a French football wizard: Michel Platini. Platoche and his teammates were the Brazilians of Europe. I will never forgive their loss to Germany in the semi final. I was furious with the Germans even though it was France who squandered the lead in extra time. Unfortunately my brothers and I missed the first ever penalty shoot out in World Cup history due to the TV picture breaking up. We coaxed, cajoled and wrestled that aerial, but all to no avail.

In 1984 Platini and his irresistible Équipe Tricolore won the Euros. I watched spellbound as the French midfield „Magic Square“ smashed the Belgians 5–0 in the quarter finals.

In 1986 Platini and his „Fab Four“ kicked Sócrates‘ Seleção out of the World Cup in probably the best football match I have ever watched. And this time they won the penalty shoot out. I have no idea why France always seem to end up in a penalty shoot out. Perhaps they need the extra thrill. Exhausted by their match against Brazil, the „Bleus“ lost another semi final to Germany. At least this time my idol Maradona went on to win the tournament.

In 1998 I had just finished art school and chose to tour the World Cup bars in Zurich with a hawker‘s tray selling my first Football Heroes mini album. The star player in that sizzling tournament was Zidane. That summer I sweated in the heat and followed Zidane avidly, but only sold a few copies of my sticker book.

In 2000 Zidane and France
won the European Championships in Belgium and the Netherlands. Their opponents in the final were Dino Zoff‘s Italy. But why did Zidane later have to leave Juventus for Real?

In 2006 I published my second Football Heroes project and blew all my savings printing a huge full colour illustrated album. A coffee table book with portraits by 50 illustrators. It became a worldwide hit, garnering over 100 newspaper reviews in countries around the world, including England, Brazil and Australia.

This illustrated football sticker had come of age and quickly established itself as a new art movement. We distributed 18 different player postcards in World Cup bars, restaurants and cinemas across Switzerland, giving away more than 100,000 copies, many of which later appeared on ebay where they changed hands at a premium.

Zidane the Magician won the semi final against Brazil virtually by himself. His incomprehensible headbutt in the final left me reeling for days.

After that, my passion for French Football lessened a little. I loved watching Florent Malouda, Thierry Henry, and even Franck Ribéry in his pomp. But with Zidane no longer on pitch, France were a shadow of their former selves.

But now, the presence of Paul Pogba and the prospect of a home tournament has rekindled my interest in the French team. As with Platini, Éric Cantona or Raymond Kopa, many of Europe‘s stellar players are the children of immigrants. Their determination to escape the poverty that surrounds them is often the decisive factor in transforming their raw talent into footballing success.

In 2007 I exhibited Football Heroes at Maison Folie Wazemmes in Lille for the first time and it was a fantastic experience for everyone involved. Now Julien Carrel, L‘Entorse festival director, has invited me to show my French Football Heroes for Euro 2016. At first glance it may seem odd to ask a Swiss artist to draw a French team. But I have been deeply influenced by French art, culture, comics and movies since childhood. My favourite teacher at high school was my French teacher. Every summer as an adolescent I crisscrossed France on my bike following the route of the Tour de France.

And so, after many months of work I am proud to present my tribute to France and its football: 15 banners and 100 portraits that depict the history of French Football. Each one a premium Baryt Giclée print limited to one copy only.

The French have won the last two tournaments they have hosted. They had a great World Cup in 2014. The „Bleus“ are back and I can‘t wait to see what they will achieve this summer.

Allez les Bleus!
Jerzovskaja, Zurich, April 2016

 

Coup de Boule - LES HEROS DU FOOT & LES ZEROS DU FOOT - FOOTBALL HEROES & FOOTBALL ZEROES - FUSSBALLHELDEN & FUSSBALLNULLEN

Coup de Boule

 

 

Jerzovskaja

Mein blaues Leben

In meiner Kindheit hatten wir einen winzigen Schwarzweiss-Fernseher, den wir jeweils zur Fussball-EM und -WM und zur Tour de France aus dem Keller holten. Über die Antenne kamen flackernd die drei Schweizer Nationalsender rein: der Deutschschweizer, der Welschschweizer und der italienischsprachige Kanal. Aus unerfindlichen Gründen war das Signal von Télévision Suisse Romande am besten. So guckten wir die Sportsendungen in französisch, auch wenn wir kein Wort verstanden. Wenn ich oder einer meiner Brüder während der Übertragung die Antenne hielten, kam das Bild nahezu ohne Störungen rein.

An der WM 1982 liebte ich Maradona, Zico, Sócrates, Zbigniew Boniek und Dino Zoff. Doch da gab es diesen französischen Ballzauberer, Spielmacher und Torjäger: Michel Platini. Platoche und die Franzosen waren die Brasilianer Europas. An das Halbfinale gegen Deutschland erinnere ich mich gut: Ich war stinkesauer auf die Deutschen nach ihrem Sieg. Dabei hatte sich Frankreich in der Verlängerung selbst erledigt. Leider verpassten wir das erste Elfmeterschiessen der WM-Geschichte wegen einer Bildstörung. Wir rissen verzweifelt an der Antenne rum, doch es half alles nichts.

1984 dann gewann Platini mit seiner unwiderstehlichen «Équipe Tricolore» die EM. Gebannt verfolgte ich, wie das «Magische Viereck» im französischen Mittelfeld die Belgier im Viertelfinale mit fünf zu null niederspielte.

1986 warfen Platini und die «Fab Four» die Seleção mit Sócrates aus der WM. Wohl das beste Fussballspiel, das ich jemals gesehen habe. Diesmal gewannen die «Bleus» das Elfmeterschiessen. Ich habe keine Ahnung, warum Frankreich immer ins Penaltyschiessen muss. Vielleicht brauchen sie den Nervenkitzel? Nach der kraftzehrenden Schlacht gegen Brasilien verloren sie ein weiteres Halbfinale gegen Deutschland. Wenigstens gewann mein Idol Maradona darauf das Turnier.

1998 kam ich frisch von der Kunsthochschule und war mit einem Bauchkiosk und meinem ersten kleinen Fussballhelden-Sammelbildchen-Album unterwegs durch Zürichs WM-Bars. Die prägende Figur der WM war Zidane. Ich schwitzte mir eins ab in diesem heissen Sommer, doch Sammelalben verkaufte ich nur wenige.

2000 dann gewann Frankreich die EM in Belgien und den Niederlande. Gegner im Finalspiel war Italien mit Trainer Dino Zoff. Spätestens jetzt war ich Zidane-Fan. Aber warum musste er von Juventus zu Real wechseln?

2006 veröffentlichte ich mein zweites Fussballhelden-Projekt, einen grossen Bildband, in den ich mein ganzes Erspartes steckte. Das Buch mit Zeichnungen von 50 Illustratoren schlug weltweit ein, wurde in über 100 Zeitungsartikeln besprochen, von England über Brasilien bis Australien.

So etablierte sich das gezeichnete Fussballbildchen als neue Kunstdisziplin. In den WM-Bars der Schweiz waren wir mit 18 verschiedenen Fussballhelden-Gratispostkarten präsent. Über 100‘000 Postkarten wurden mitgenommen, einige davon tauchten später auf Ebay auf und wurden da für ziemliches Geld gehandelt.

Zidane der Magier gewann das Halbfinale gegen Brasilien quasi im Alleingang. Sein unfassbarer Kopfschlag im Final schockierte mich und ich war tagelang sauer auf Zidane.

Seither ist meine Leidenschaft für den französischen Fussball etwas abgeflacht. Florent Malouda fand ich super, alles an seinem Spiel, Thierry Henry, zuweilen Franck Ribéry. Doch nachdem Zidane die Mannschaft verlassen hatte, war Frankreich nur noch ein Schatten seiner selbst.

Heute, mit Paul Pogba und der EM in Frankreich kommt mein Interesse zurück. Wie Platini, Éric Cantona oder Raymond Kopa sind viele der Fussballhelden Nachfahren von Einwanderern. Der Drang, aus der Armut auszubrechen, ist oft das entscheidende Moment, um Talent in fussballerischen Erfolg zu wandeln.

2007 stellte ich die Fussballhelden erstmals im Kulturzentrum Maison Folie Wazemmes in Lille aus und es war für beide Seiten eine bereichernde Erfahrung. Nun hat mich Julien Carrel, der Festivaldirektor von L‘Entorse zur Euro 2016 eingeladen, meine Version der französischen Fussballhelden zu zeigen. Es mag auf den ersten Blick nicht einleuchten, dass ein Schweizer französische Spieler zeichnet. Doch französische Kunst und Kultur, Comics und Filme haben mich nachhaltig beeinflusst. Mein Lieblingslehrer im Gymnasium war der Französischlehrer, jahrelang fuhr ich auf den Spuren der Tour de France kreuz und quer durch Frankreich.

Nach einigen Monaten Arbeit präsentiere ich nun 15 Bildbanner und 100 Porträts, die die Geschichte des französischen Fussballs abbilden. Jedes Ausstellungsstück ist ein hochwertiges Unikat auf Barytpapier.

Die beiden letzten Turniere in ihrem Heimatland haben die Franzosen gewonnen. 2014 spielten sie eine grosse WM. Die «Bleus» sind zurück. Ich bin gespannt, was sie dieses Jahr erreichen.

Allez les Bleus!
Jerzovskaja, Zürich, im April 2016

 

Eric Cantona - LES HEROS DU FOOT & LES ZEROS DU FOOT - FOOTBALL HEROES & FOOTBALL ZEROES - FUSSBALLHELDEN & FUSSBALLNULLEN

Eric Cantona